14/08/2026
🔴Bra-quages de clients de banques à Ouagadougou : Les présumés auteurs face aux juges
La justice s’attaque aux dossiers noirs du grand bandi-tisme urbain. Du 3 au 7 août 2026, le pôle judiciaire spécialisé (ECOFI) du Tribunal de Grande Instance Ouaga I a tenu une session marathon consacrée à la répression de la crimi-nalité organisée. Parmi les dossiers phares figure celui de présumés mal-frats ayant semé la t€rreur lors du second semestre 2025, en ciblant spécifiquement des clients de banques après des retraits importants. Alors que les chefs de m€urtre et de blanchiment de capitaux pèsent sur les prévenus, le tribunal a ordonné une expertise des caméras de surveillance pour faire toute la lumière sur ces bra-quages à main ar’mée qui ont trauma-tisé la capitale.
Le communiqué du Procureur du Faso, publié ce 13 août 2026, dresse le bilan d’une session judiciaire dense où l’économie rime souvent avec le cr!me de s@ng. Sur les 13 dossiers inscrits, 7 ont été jugés, impliquant 9 prévenus dans des affaires allant de la fraude sur l’or au faux en écriture publique.
C’est sans doute le dossier le plus attendu par l’opinion publique : celui des bra-quages à répétition observés à Ouagadougou durant la fin de l’année 2025. Le mode opératoire était aussi simple que redoutable : les mal-faiteurs guettaient les clients des banques effectuant des retraits de fortes sommes d’argent avant de les atta-qu€r vi0lemm€nt à leur sortie. Les présumés auteurs sont aujourd’hui poursuivis pour des faits gravissimes : actes de grand bandi-tisme, m€urtre et blanchiment de capitaux.
Après deux jours de débats intenses, le tribunal a décidé de ne rien laisser au hasard. Pour étayer les accusations ou lever les doutes, une expertise des images des caméras de surveillance a été ordonnée. Cette pièce maîtresse du dossier devrait permettre de confondre les suspects et d’apporter une preuve matérielle irréfutable dans ce dossier de haute sécurité.
Au-delà de ces braquages sanglants, le Pôle ECOFI a prononcé des peines de prison et des amendes fermes contre des coupables de délits financiers variés, tels que l’abus de biens sociaux, l’escroquerie et la fraude dans la commercialisation de l’or.
Malgré des effectifs réduits en cette période de vacances judiciaires et la modicité des moyens, le Procureur du Faso, Larissa Serge Tapsoba, a tenu à saluer l’engagement de toute la chaîne pénale qui a permis d’aboutir à ces jugements essentiels pour la sécurité publique et la stabilité économique du pays.
Par Antoine W DABILGOU
Netafrique