16/09/2024
Plaidoirie pour l'école : redonner à l'éducation sa place
Dans un contexte économique marqué par la crise et la stagnation des affaires traditionnelles, les femmes camerounaises et africaines ont trouvé une parade innovante pour valoriser leur capital : leur corps. Elles préfèrent investir dans leur apparence physique pour devenir des influenceuses, plutôt que de poursuivre des études qui ne leur offrent pas de perspectives d'avenir.
Ce phénomène est symptomatique d'un échec de l'éducation, qui ne parvient pas à fournir aux jeunes les compétences et les connaissances nécessaires pour réussir dans la vie. Les diplômés sont souvent confrontés au chômage et à la pauvreté, ce qui les pousse à chercher des alternatives pour améliorer leur situation.
L'intellectuel devient de plus en plus une honte pour lui-même et pour son environnement. Il est employé, parfois par pitié, par ceux qui ont renoncé très tôt aux études pour se consacrer à une activé pratique. Quand l'intellectuel eut raisonner, on lui demande : tu as quoi ? Il se tait et se comporte tel un mouton dont le berger est n'importe quel homme qui le nourrit.
Mais est-il réellement judicieux de fuir l'école pour trouver une vie meilleure ? N'est-ce pas là un échec collectif qui nécessite une réflexion profonde sur notre système éducatif ? Il est temps de redonner à l'école sa place et ses lettres de noblesse, en la réformant pour qu'elle soit plus efficace, plus pertinente et plus attractive.
Il est temps de donner aux jeunes les outils et les compétences nécessaires pour réussir dans la vie, et non les laisser à la merci de la pauvreté et du chômage. Les jeunes femmes, et tous les jeunes, méritent mieux que de devoir choisir entre la misère et l'entreprenariat du sexe. Il est temps de faire de l'éducation un levier de réussite, et non un obstacle à la réussite.
OSCAR NJIKI, Enseignant de philosophie.