01/04/2025
𝐂𝐨𝐦𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐥'𝐈𝐀 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐂𝐡𝐚𝐭𝐆𝐏𝐓 𝐮𝐭𝐢𝐥𝐢𝐬𝐞 𝐯𝐨𝐬 𝐝𝐨𝐧𝐧𝐞́𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐯𝐨𝐮𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐭𝐞́𝐠𝐞𝐫
Les outils d'IA générative, comme ChatGPT, DALL-E ou les filtres de style Ghibli, séduisent des millions d’utilisateurs. 𝐌𝐚𝐢𝐬 𝐝𝐞𝐫𝐫𝐢𝐞̀𝐫𝐞 𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐦𝐚𝐠𝐢𝐞 𝐬𝐞 𝐜𝐚𝐜𝐡𝐞 𝐮𝐧 𝐞𝐧𝐣𝐞𝐮 𝐜𝐫𝐢𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 : 𝐥𝐚 𝐜𝐨𝐧𝐟𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭𝐢𝐚𝐥𝐢𝐭𝐞́ 𝐝𝐞 𝐯𝐨𝐬 𝐝𝐨𝐧𝐧𝐞́𝐞𝐬.
Ce que vous devez savoir sur les risques et les solutions pour garder le contrôle.
𝟏. 𝐐𝐮𝐞 𝐟𝐨𝐧𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞𝐩𝐫𝐢𝐬𝐞𝐬 𝐝’𝐈𝐀 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐯𝐨𝐬 𝐝𝐨𝐧𝐧𝐞́𝐞𝐬 ?
𝐚. 𝐃𝐞𝐬 𝐝𝐨𝐧𝐧𝐞́𝐞𝐬 𝐬𝐭𝐨𝐜𝐤𝐞́𝐞𝐬… 𝐞𝐭 𝐩𝐚𝐫𝐟𝐨𝐢𝐬 𝐫𝐞́𝐮𝐭𝐢𝐥𝐢𝐬𝐞́𝐞𝐬
Lorsque vous partagez une photo ou un texte avec une plateforme d’IA, ces données peuvent être conservées sur des serveurs. Même si le service est gratuit, vous payez avec vos informations. Certaines entreprises utilisent ces données pour :
- Entraîner leurs modèles (même vos selfies transformés en personnages Ghibli !).
- Améliorer des systèmes publicitaires (via l’analyse de vos préférences).
- Vendre des insights à des partenaires, même anonymisés.
𝐛. 𝐋𝐞 𝐟𝐥𝐨𝐮 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐥𝐢𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐟𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭𝐢𝐚𝐥𝐢𝐭𝐞́
Les conditions d’utilisation sont souvent complexes et ambiguës. Par exemple, OpenAI précise que les données partagées via ChatGPT ne sont pas utilisées pour l’entraînement… sauf si vous utilisez certaines versions grand public. Dans d’autres cas, les mentions légales autorisent une réutilisation large des contenus partagés.
𝐜. 𝐔𝐧 𝐫𝐢𝐬𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐟𝐮𝐢𝐭𝐞 𝐨𝐮 𝐝𝐞 𝐩𝐢𝐫𝐚𝐭𝐚𝐠𝐞
Les serveurs cloud ne sont pas inviolables. En 2023, un bug chez OpenAI a exposé des historiques de discussions d’utilisateurs. Vos photos ou textos pourraient finir sur le dark web.
𝟐. 𝐓𝐫𝐨𝐢𝐬 𝐫𝐢𝐬𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐜𝐫𝐞𝐭𝐬 (𝐚𝐮-𝐝𝐞𝐥𝐚̀ 𝐝𝐞𝐬 𝐬𝐞𝐥𝐟𝐢𝐞𝐬)
𝐚. 𝐇𝐚𝐫𝐜𝐞̀𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐨𝐮 𝐝𝐢𝐟𝐟𝐚𝐦𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧
Une image partagée pour un filtre "mignon" pourrait être détournée en deepfake ou en meme blessant. Une fois en ligne, il est presque impossible de la supprimer.
𝐛. 𝐕𝐨𝐥 𝐝’𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭𝐢𝐭𝐞́ 𝐧𝐮𝐦𝐞́𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞
Les modèles d’IA entraînés sur vos photos peuvent reproduire votre visage, votre voix, ou votre style d’écriture. Des escrocs utilisent déjà ces techniques pour des arnaques personnalisées.
𝐜. 𝐏𝐫𝐨𝐟𝐢𝐥𝐚𝐠𝐞 𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐜𝐢𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞
Vos données alimentent des algorithmes qui prédisent vos désirs, vos peurs, ou vos vulnérabilités. Ces profils sont revendus à des annonceurs, des assureurs, ou des partis politiques.
𝟑. 𝐂𝐨𝐦𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐬𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐭𝐞́𝐠𝐞𝐫 ?
𝐚. 𝐋𝐢𝐬𝐞𝐳 (𝐯𝐫𝐚𝐢𝐦𝐞𝐧𝐭) 𝐥𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐝𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐝’𝐮𝐭𝐢𝐥𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧
- Vérifiez si le service conserve vos données ou les utilise pour l’entraînement.
- Cherchez des options pour désactiver le stockage (ex. : paramètres de confidentialité de ChatGPT).
𝐛. 𝐋𝐢𝐦𝐢𝐭𝐞𝐳 𝐜𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐯𝐨𝐮𝐬 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐚𝐠𝐞𝐳
- Utilisez des pseudos et des e-mails secondaires pour les services d’IA.
- Évitez les photos sensibles (visages, documents, lieux privés).
𝐜. 𝐎𝐩𝐭𝐞𝐳 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐥𝐭𝐞𝐫𝐧𝐚𝐭𝐢𝐯𝐞𝐬 𝐞́𝐭𝐡𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬
- Des outils comme Stable Diffusion ou LocalAI fonctionnent en mode hors ligne, sans envoyer vos données à un serveur.
- Privilégiez les plateformes open source qui garantissent la suppression des données après usage.
𝐝. 𝐒𝐮𝐩𝐩𝐫𝐢𝐦𝐞𝐳 𝐯𝐨𝐬 𝐝𝐨𝐧𝐧𝐞́𝐞𝐬
- Contactez le support des services pour demander la suppression de vos informations (un droit renforcé par le RGPD en Europe qu'il faut copier en Afrique😜).
𝐂𝐨𝐧𝐜𝐥𝐮𝐬𝐢𝐨𝐧 : 𝐋’𝐈𝐀 𝐧’𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐮𝐧 𝐣𝐞𝐮, 𝐜’𝐞𝐬𝐭 𝐮𝐧 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐚𝐭
Transformer un selfie en œuvre d’art ou discuter avec un chatbot peut sembler innocent. Mais chaque interaction nourrit un système économique où vos données sont la monnaie. Protégez-vous comme vous le feriez pour un compte bancaire : avec vigilance, scepticisme, et une bonne dose de prudence.
𝐋’𝐈𝐀 𝐨𝐟𝐟𝐫𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐬𝐬𝐢𝐛𝐢𝐥𝐢𝐭𝐞́𝐬 𝐟𝐚𝐬𝐜𝐢𝐧𝐚𝐧𝐭𝐞𝐬, 𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐬𝐨𝐧 𝐮𝐭𝐢𝐥𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐫𝐞𝐬𝐩𝐨𝐧𝐬𝐚𝐛𝐥𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐩𝐚𝐫 𝐯𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐨̂𝐥𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐯𝐨𝐬 𝐝𝐨𝐧𝐧𝐞́𝐞𝐬. 𝐍𝐞 𝐥’𝐨𝐮𝐛𝐥𝐢𝐞𝐳 𝐩𝐚𝐬 𝐦𝐞̂𝐦𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐮𝐧 𝐟𝐢𝐥𝐭𝐫𝐞 𝐈𝐧𝐬𝐭𝐚𝐠𝐫𝐚𝐦.
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