14/08/2026
📷 Marguerite, Emile-Jules, Marie-Louise et Madeleine Strohl, en août 1917, réunis à Portivy, dans la Presqu'île de Quiberon
Les quatre enfants de Rita Strohl vécurent éloignés les uns des autres, pour certains de leur mère, sans que l'on sache exactement les motivations de semblables exils
Marguerite et Madeleine grandirent en Bretagne, près de Caroline et Charles Espinet ; Emile-Jules fut envoyé à la mort de son père en 1900 chez un oncle paternel à Libourne, ; seule Marie-Louise demeura près de Rita, au point d'en être étouffée dans sa propre créativité
📖 Extrait "A la recherche de Rita Strohl" aux Editions L'Harmattan 📚
"On continuera d’ignorer quels sentiments réels Rita portait à ses enfants ni à quelle fréquence elle les voyait. Les quelques copies de lettres prêtées par Sylvie Le Coz apportent un vague éclaircissement. Elles sont brèves, souvent répétitives et peu personnalisées. Rita Strohl peut donner à certains l’impression d’avoir abandonné ses trois aînés. Mais, au minimum, elle a cherché à les confier à des mains secourables, surtout Marguerite et Madeleine, si chanceuses avec les Espinet. Ma seule interrogation concerne son fils Émile-Jules, qui n’a pas semblé très heureux à Libourne. Tous venaient-ils rendre visite à leur mère à Paris, puis à Meudon ? Que pensaient-ils de cet homme qui remplaçait leur père ? Rita trouvait-elle l’espace nécessaire pour assumer ses responsabilités ou les avait-elle définitivement abandonnés à sa famille ?"
🎶 Construire son oeuvre fut sans doute la priorité absolue de Rita Strohl, qui ne souhaita pas nécessairement ses maternités successives ; le chagrin et peut-être la dépression suscités pas le décès prématuré de son premier mari, Emile Strohl, participa sans doute à cet éloignement maternel...