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SRU-Electronics SRU-Electronics, GlobalNetWork. People, Places,Things,Facts,Companies, Products, Services,You ! L'HOMME QUI "Je suis"....StefanV. Raducanu:.

Ingénieur électronicien, Citoyen, Coach, Français, Sérendipiteur, Spectateur du Web, Consultant, Collectionneur... This web site is a dynamic and comprehensive Knowledge Management information resource for organizations striving to achieve competitive advantage and world-class recognition. The site was built and continues to evolve in the true spirit of Knowledge Management: to share with others a

nd help them succeed. Collaboration is defined as a way by which companies in a supply chain are actively working together toward common objectives, and is characterized by sharing information, knowledge, risks and profits
Transforming data -> information -> knowledge -> profits.

04/06/2026

Découvrez votre prochaine opportunité de croissance grâce aux études de marché et aux données consommateurs les plus complètes au monde. Obtenez des informations précieuses sur chaque client, chaque canal de vente, chaque point de vente et chaque interaction. Nous vous proposons des analyses avancées et une expertise pointue pour exploiter ces données et générer des profits. C'est pourquoi 20 000 distributeurs et fabricants font confiance à NIQ, votre partenaire pour des décisions basées sur les données.

Bafin und Bundesbank: Kleine Banken entlastenInternes Interview mit Michael Theuer, Mitglied des Vorstands der Deutschen...
04/06/2026

Bafin und Bundesbank: Kleine Banken entlasten
Internes Interview mit Michael Theuer, Mitglied des Vorstands der Deutschen Bundesbank und Mark Branson, Präsident der Bafin
03.06.2026 Michael Theurer, Mark Branson

Wie wettbewerbsfähig ist der europäische Bankensektor? Wie komplex und effektiv die Regulierung? Dazu hat die Europäische Kommission unter anderem Aufsichtsbehörden wie die Bafin und die Deutsche Bundesbank befragt. Bafin-Präsident Mark Branson und Bundesbank-Vorstand Michael Theurer zur gemeinsamen Stellungnahme beider Häuser.

Wie wettbewerbsfähig ist der europäische Bankensektor? Und wie effektiv ist die aktuelle Regulierung? In einem gemeinsamen Interview sprechen sich Bundesbank-Vorstandsmitglied Michael Theurer und Mark Branson, Präsident der Bafin, für eine Vereinfachung und Proportionalität der Regulierung aus ...

04/06/2026

Mauderer : « Le climat géopolitique s’est durci. »

LeNOUSSelon le vice-président , la politique commerciale, la surcapacité de production chinoise et l'invasion de l'Ukraine par la Russie ont conduit de nombreux pays à réévaluer leurs relations économiques : le discours dominant est celui du renforcement de la souveraineté nationale. S'il est judicieux de développer la résilience et de limiter les dépendances critiques, soutient Mauderer, "notre prospérité actuelle est due à la division internationale du travail. Cependant, lorsque les relations économiques sont moins axées sur l'efficacité, des coûts apparaissent" , explique Mauderer. Il en résulte des pertes de productivité, une hausse des prix et une diminution des gains de bien-être liés à la division internationale du travail.

Par ailleurs, compte tenu de l'évolution de la situation géopolitique, la politique commerciale poursuit de plus en plus d'autres objectifs politiques. Mauderer a souligné qu'une politique commerciale à motivation politique pouvait nuire à la confiance mutuelle entre les partenaires commerciaux.
Le marché européen comme levier important

L'Union européenne (UESelon le vice-président , l'Europe doit user de son poids économique, forte de ses 450 millions de consommateurs, pour défendre avec assurance ses intérêts à l'international : « " Unie, l'Europe a la possibilité de façonner son propre avenir. »" Toutefois, elle doit également réduire sa dépendance dans des secteurs critiques – comme certaines matières premières – et diversifier davantage ses sources d'importation. « " Dans la mesure du possible, nous devons aussi élargir le marché unique afin de réduire notre dépendance aux fournisseurs non européens pour les infrastructures essentielles »" , a insisté Mauderer.

Le vice-président voit un grand potentiel dans la Caisse d'épargne et d'investissement (SIUL’ euro numérique et la monnaie unique : "nous en avons besoin, notamment pour une plus grande compétitivité et une croissance accrue de l’économie européenne." Ils pourraient réduire les dépendances au sein du système financier et renforcer sa résilience.
Renforcer la souveraineté européenne – approfondir la coopération internationale

"Avec son marché intérieur, leUE« Nous voulons nous présenter sur la scène internationale comme un partenaire attractif et fiable" », a déclaré le vice-président. Cette ambition a déjà porté ses fruits avec les accords de libre-échange récemment conclus avec l'Inde, l'Australie et les pays du Mercosur. Mauderer a souligné queUEdevrait poursuivre dans cette voie et rechercher d'autres accords.
Perspectives pour l'économie allemande et européenne

L’Allemagne et l’Europe doivent gérer et réduire stratégiquement leurs dépendances technologiques existantes, a souligné Fritzi Köhler-Geib, membre du directoire de la Bundesbank, lors d’une table ronde avec Lisandra Flach, experte en commerce international.ifoInstitut et professeur à l'InstitutLMUÀ Munich, Jan-Otmar Hesse, professeur à l'Université de Bayreuth, est intervenu lors du symposium. « " Investir dans l'innovation et les technologies d'avenir, comme l'informatique quantique et l'intelligence artificielle, est essentiel ; parallèlement, nous devons renforcer stratégiquement notre souveraineté numérique »" , a-t-elle déclaré. Actuellement, l'Europe importe plus de 80 % de ses infrastructures et technologies numériques.

Parallèlement, les technologies comportent aussi des risques. Une étude récente de la Bundesbank montre, par exemple, que différents types d'utilisationIALes systèmes de négociation pourraient avoir un impact sur la stabilité financière. "Le défi consiste àIA« Pour comprendre les systèmes, créer de la transparence sur les types de modèles utilisés sur le marché et développer davantage la boîte à outils des institutions publiques en conséquence" », a conclu Köhler-Geib.

Les espions font souvent basculer l’Histoire. Dans l’ombre, depuis des siècles et partout sur la planète, certaines opér...
04/06/2026

Les espions font souvent basculer l’Histoire. Dans l’ombre, depuis des siècles et partout sur la planète, certaines opérations ont défini le monde tel que nous le connaissons. Dans "Nid d’espions", le podcast de L’Express consacré au renseignement, on ouvre un dossier secret-défense, dans lequel le rôle des espions a tout changé. À Damas, un groupe terroriste est identifié par les agents de la DGSE, le service de renseignement extérieur français. Alex, interprété par Gérard Lanvin, est le chef d’équipe pour cette nouvelle mission. Il recrute dans ses rangs Diane, une étudiante en langues orientales, et petite amie de son fils. Envoyée à Beyrouth, au Liban, elle se rapproche d’Al Barad, le chef de la cellule d’un groupe terroriste. Dans le même temps, à Lille, Pierre, un petit voyou envoyé en prison, se lie d’amitié avec un réseau djihadiste. À sa sortie, il est envoyé en Afghanistan, dans un camp d’entraînement. De son côté, Diane en mission, est démasquée. Elle est ramenée à Paris par Al Barad qui veut assister, en personne, à l’attentat qu’il prépare. C’est à ce moment-là que l'apprentie espionne croise le chemin de Pierre, qui, désormais enrôlé, participe à l’opération terroriste. Tous deux se rendent compte qu’ils ont, chacun de leur côté, été manipulés par leurs "employeurs". Ce film d’espionnage c'est Secret défense, il est sorti en 2008. Pour coller à la réalité, le réalisateur Philippe Haïm n’a pas reçu l’aide directe de la DGSE, mais tout de même celle d’anciens agents et experts du secteur. Parmi eux figurait Éric Denécé, un expert géopolitique et spécialiste de l’espionnage. Son implication a été totale : il a aidé à la préparation du film, conseillé le scénariste, et même obtenu un petit rôle de chimiste. Mais Eric Denécé ne se contentait pas de conseiller le cinéma. Il était un véritable passeur entre la communauté du renseignement et le grand public. Durant toute sa carrière, il a essayé de rapprocher les deux mondes, avant d’être retrouvé mort dans sa voiture, en juin 2025.

Lorsqu’un spécialiste du renseignement, connu pour ses positions anti-américaines, est retrouvé mort dans sa voiture avec un fusil de chasse à ses côtés, l’enquête conclut à un su***de. Certains de ses proches refusent pourtant d’y croire.

Pour la FFT et FranceTV Publicité, Roland-Garros devient une plateforme globaleCette interview fait partie du numéro spé...
03/06/2026

Pour la FFT et FranceTV Publicité, Roland-Garros devient une plateforme globale
Cette interview fait partie du numéro spécial marketing sportif.
Alors que les audiences se fragmentent et que les marques réclament davantage que de la simple visibilité, les grands événements sportifs restent des actifs médiatiques à part. Roland-Garros en est l’un des exemples les plus emblématiques. Entre puissance du live, montée en puissance du streaming, nouvelles écritures sociales et exigences accrues en matière d’engagement et de performance, le tournoi parisien devient un terrain d’expérimentation stratégique pour les annonceurs comme pour les diffuseurs.
Dans cette double interview,
Arnaud Delaplace, directeur commercial (partenariats, médias, production) de la Fédération Française de Tennis, et
Nathalie Dinis, directrice générale adjointe commerce de FranceTV Publicité, reviennent sur l’évolution de la valeur publicitaire de Roland-Garros, les nouveaux formats déployés autour de l’événement et les transformations plus larges du marketing sportif à l’ère de la Total Vidéo et des plateformes.
Roland-Garros est un actif premium historique. Comment faites-vous évoluer sa proposition de valeur publicitaire à l’heure de la fragmentation des audiences ?Arnaud Delaplace (FFT) : La fragmentation des audiences est une réalité, sauf pour les grands rendez-vous live premium. Roland-Garros en est la preuve. Nous avons même enregistré en 2025 un record historique d’audience linéaire, avec 324 millions de téléspectateurs dans le monde, ce qui en a fait le tournoi le plus suivi en 2025 (sur le critère « exposés au seuil d’une minute consécutive »), et cela dans la continuité d’une dynamique haussière observée ces dernières années à l’échelle mondiale. Nous développons Roland-Garros comme une marque globale, avec une exécution adaptée localement via nos 170 diffuseurs internationaux, notamment sur la programmation des matchs. En parallèle, nous renforçons la dimension éditoriale du tournoi avec des formats comme « Entre les Lignes » ou « Dans l’ombre des géants », afin de construire une marque forte au-delà des performances media liées aux aléas sportifs. Nous encourageons également des formats publicitaires plus intégrés et premium, comme l’opération spéciale « set décisif » avec Rolex. Être partenaire de Roland-Garros permet aussi de bénéficier d’un droit prioritaire d’achat d’espace auprès des diffuseurs officiels du tournoi. Nathalie Dinis (FTP) : Roland-Garros reste un rendez-vous unique, capable de réunir des audiences massives sur toutes les tranches d’âge. L’édition 2025 a parfaitement illustré cette dynamique avec 46 millions de téléspectateurs sur les antennes de France Télévisions et plus de 82 millions de vidéos vues sur nos environnements numériques. C’est précisément ce qui fait aujourd’hui sa valeur, les grands événements fédérateurs deviennent de plus en plus rares et donc de plus en plus puissants pour les marques. L’expérience Roland-Garros se prolonge naturellement entre télévision linéaire, streaming, social et mobile. Notre enjeu est de faire évoluer cette puissance vers une logique de Total Vidéo pour les marques.
Quelles innovations publicitaires (formats, sponsoring, brand content, intégrations éditoriales) testez-vous ou déployez-vous sur l’édition 2026 ?
FTP : Pour 2026, nous accélérons clairement sur les formats immersifs et interactifs autour des usages CTV et streaming. Nous lançons notamment Coverplay, un format premium en CTV qui permet à une marque d’occuper l’emplacement le plus visible de la plateforme pendant Roland-Garros, dans un environnement immersif et événementialisé.
Nous développons également Coverbreak, un format plein écran contextualisé qui apparaît lors des pauses de lecture en replay, avec un niveau d’attention particulièrement fort.
Ces deux nouveaux formats pendant Roland-Garros sont inaugurés par Renault et BNP Paribas, tous 2 partenaires du tournoi.Enfin, nous continuons d’enrichir nos dispositifs de skin pre-roll, qui permettent aux annonceurs d’habiller l’expérience vidéo autour des lives et des replays sans interrompre le visionnage. Au-delà des formats, notre ambition est de proposer une publicité mieux intégrée, plus fluide, plus respectueuse des usages et davantage pensée comme une composante de l’expérience de visionnage. FFT : Nos plateformes digitales sont devenues des leviers majeurs de visibilité et d’engagement, avec plus de 23 millions de followers sur nos réseaux sociaux. Nous développons plusieurs types d’activations. Certaines relèvent de la publicité classique, comme les campagnes Renault diffusées sur nos inventaires YouTube. Nous renforçons aussi les contenus sponsorisés intégrés à la narration du tournoi, avec des formats comme « All Access » avec Accor ou « Coffee Moment by Lavazza », pensés pour s’intégrer naturellement aux usages des réseaux sociaux. Nous développons également des dispositifs de brand content avec des joueurs ambassadeurs et des tournages réalisés au cœur du stade, notamment au Jardin des Mousquetaires, afin de créer des contenus plus incarnés, conversationnels et engageants.
Comment la régie articule-t-elle aujourd’hui TV linéaire, CTV et digital autour de Roland-Garros pour proposer des dispositifs réellement cross-média aux annonceurs ?FTP : Notre approche est désormais totalement cross-media et centrée sur les usages.Nous construisons des dispositifs capables d’accompagner les publics à tous les moments de consommation. La TV linéaire reste essentielle pour la puissance et la couverture de l’événement. Le digital et la CTV permettent ensuite d’étendre la couverture, notamment auprès des publics plus jeunes, d’augmenter la répétition utile et surtout de créer davantage d’interactions. Nous proposons aujourd’hui des offres unifiées qui associent sponsoring TV, replay, streaming, social amplification, formats interactifs et brand content. Cela permet aux marques d’activer Roland-Garros de manière beaucoup plus cohérente et mesurable qu’auparavant. La montée en puissance de france.tv change profondément la donne. C’est cette complémentarité entre puissance du broadcast et richesse des usages digitaux qui constitue aujourd’hui notre force.
Quelles sont les attentes nouvelles des marques partenaires de Roland-Garros ? Par exemple, en matière de performance et de mesure (attention, engagement, drive-to-web ou drive-to-store) ?
FFT : Les attentes des partenaires ont fortement évolué. La visibilité TV reste centrale, mais les marques recherchent désormais des indicateurs plus précis autour de l’attention, de l’engagement ou de la mémorisation. L’objectif est de générer de l’interaction via des contenus exclusifs, des activations sociales, de l’influence ou des expériences immersives. Les marques veulent jouer un rôle dans l’expérience Roland-Garros et produire des effets business mesurables : trafic, data, leads ou ventes. Roland-Garros est aujourd’hui une plateforme business mondiale avec près de 700 000 visiteurs sur site, 324 millions de téléspectateurs uniques, des activations CRM, des produits co-brandés ou des dispositifs comme Tribune Concorde et les fan zones internationales. Nous cherchons aussi à maintenir un équilibre entre activations annuelles et réactivité en temps réel pendant le tournoi, notamment sur les réseaux sociaux.
FTP : Les annonceurs recherchent toujours la puissance et l’association à un événement premium, mais ils attendent désormais davantage de preuves d’efficacité et d’engagement.
Les enjeux autour de l’attention, de la visibilité, de l’engagement social ou encore du drive-to-web deviennent centraux. C’est dans cette logique que nous avons pensé nos offres 2026.
Les marques veulent aussi des dispositifs plus intégrés, plus contextuels et capables de créer une vraie proximité avec les publics. Les dispositifs déployés pour nos partenaires historiques, tels que Rolex, Renault, Engie ou Hespéride reflètent cela.
Enfin, notre plateforme digitale france.tv est toujours plus prisée, notamment avec notre chaine sport lancée en février dernier : elle nous permet de séduire de nouvelles marques sur l’évènement !
Plus largement, comment voyez- vous évoluer les tendances du marketing sportif dans les prochaines années ?
FFT : Le principal enjeu sera de concilier authenticité et innovation. Roland-Garros doit préserver son ADN historique tout en s’adaptant à de nouveaux usages et à des audiences plus jeunes.
Cela passe par de nouveaux formats de contenus, une présence renforcée sur les plateformes digitales et sociales, ainsi que de nouvelles écritures éditoriales. L’objectif n’est pas d’opposer héritage et modernité, mais de les faire dialoguer.
Nous travaillons constamment cet équilibre entre les fondamentaux du tournoi – la terre battue, l’élégance, le temps long – et des formats plus contemporains comme « Gaël & Friends ». Roland-Garros doit rester iconique sans devenir statique.
FTP : Le marketing sportif va continuer à se renforcer autour de trois grandes tendances : l’expérience, l’immersion et l’authenticité.
Le sport reste l’un des rares contenus capables de fédérer massivement les publics et de générer un engagement collectif en temps réel. Mais les marques veulent désormais participer à l’expérience, pas seulement être visibles autour d’elle.
On va donc voir se développer des dispositifs plus immersifs, plus conversationnels et plus intégrés aux contenus. La CTV, les environnements interactifs et le brand content vont prendre une place croissante, avec une attente forte autour de la mesure de l’attention et de l’engagement réel. Voir moins
Pour la FFT et FranceTV Publicité, Roland-Garros devient une plateforme globale
lareclame.fr
https://www.france.tv/
Pour la FFT et FranceTV Publicité, Roland-Garros devient une plateforme globale.
https://lareclame.fr/francetvpublicite-fft-roland-garros-335542

Cette interview fait partie du numéro spécial marketing sportif. Alors que les audiences se fragmentent et que les marques réclament davantage que de la simple visibilité, les grands événements sportifs restent des actifs médiatiques à part. Roland-Garros en est l’un … Continuer la lectu...

Anthropologie de la grande villeÀ propos de : Stéphane Füzessery, La destruction de Berlin. De l’explosion urbaine à Ger...
02/06/2026

Anthropologie de la grande ville

À propos de : Stéphane Füzessery, La destruction de Berlin. De l’explosion urbaine à Germania (1860-1945), La Découverte
par Élise Julien, le 27 mai
Berlin est devenue, à partir du XIXe siècle, une très grande ville, qui a modifié en profondeur l’expérience de ses habitants et les manières de vivre, et que les N***s, une fois au pouvoir, se sont efforcés de soumettre.
Stéphane Füzessery est à la fois historien et architecte, ce qui l’engage à adopter une perspective originale d’histoire urbaine, qu’il enrichit par les ressources de l’urbanisme et de l’anthropologie. Il propose ainsi une étude du processus de métropolisation qui affecte Berlin entre le milieu du XIXe siècle et le milieu du XXe siècle. L’ouvrage reprend sa thèse sur l’expérience de la très grande ville entre 1860 et 1930, présentée en diptyque dans les deux premières parties. La première partie porte sur la « surrection » (p. 29) de la très grande ville en quelques décennies, sa force de déstabilisation pour les citadins comme pour la société allemande qui s’inquiète du phénomène. La deuxième porte sur l’« acclimatation » (p. 143) à la très grande ville, depuis les chantiers des réformateurs jusqu’à l’apprentissage de la ville par ses habitants, pour conclure finalement à une normalisation de la vie métropolitaine. La dernière partie est consacrée à la période nazie et à la « destruction » (p. 257) de Berlin. Appendice à la thèse originelle, c’est elle cependant qui oriente la lecture d’ensemble de l’ouvrage : il s’agit de montrer que les n***s ont saisi le potentiel anxiogène de l’explosion urbaine berlinoise pour soutenir leur accession au pouvoir, avant de chercher à transformer la ville en mégalopole impériale, accélérant la fuite en avant du régime vers la guerre et précipitant sa destruction.

À propos de : Stéphane Füzessery, La destruction de Berlin. De l'explosion urbaine à Germania (1860-1945), La Découverte

Les publications scientifiques à l’heure de l’IAEntretien avec David RochefortÀ la faveur de l’essor des IA génératives,...
02/06/2026

Les publications scientifiques à l’heure de l’IA
Entretien avec David Rochefort
À la faveur de l’essor des IA génératives, la publication d’articles scientifiques s’est considérablement accrue. Ce développement exponentiel tend à se faire au détriment de l’évaluation par les pairs, suscitant in fine des interrogations quant à la qualité de la production académique.
L’IA ne bouscule pas que le marché du travail. Pour le meilleur et pour le pire, elle a désormais un impact manifeste sur la recherche scientifique. Ainsi que le rapportait Le Monde en date du 13 mai 2026, le taux de citations erronées dans les publications médicales a été multiplié par plus de 12 depuis 2023, laissant supposer non seulement une utilisation répandue de l’IA parmi les chercheurs, mais également un phénomène délétère d’auto-renforcement des « hallucinations » – euphémisme utilisé pour qualifier des inventions de données ou de fausses références académiques – entre les différentes interfaces génératives de contenus. Pas moins de 3000 articles seraient concernés, dont certains sont utilisés pour fonder les décisions de traitement thérapeutique.

À la faveur de l'essor des IA génératives, la publication d'articles scientifiques s'est considérablement accrue. Ce développement exponentiel tend à se faire au détriment de l'évaluation par les pairs, suscitant in fine des interrogations quant à la qualité de la production académique. L...

L’expérience en partagehttps://laviedesidees.fr/Lecons-du-jardin-en-mouvementLa Vie des idées : Votre approche est très ...
02/06/2026

L’expérience en partage
https://laviedesidees.fr/Lecons-du-jardin-en-mouvement
La Vie des idées : Votre approche est très empirique, ancrée dans l’expérience située du jardin et des territoires. Comment cette dimension vécue se relie-t-elle à votre travail de transmission et d’écriture ?
Gilles Clément : Si l’on n’a pas les pieds sur terre, si l’on n’est pas dans le constat et le concret, on est dans le rêve permanent. Le risque, alors, est de multiplier les erreurs, parce que l’on ne confronte pas ses idées à la réalité biologique. Quand j’ai écrit Le Jardin en mouvement, le premier livre que j’ai publié au début des années 1990, c’était d’abord pour mes étudiants. L’écriture permet de fixer un peu le réel, de donner un temps de calme, de construire une pensée avec des mots qui, sans être définitifs, donnent une base à partir de laquelle on peut élaborer autre chose. Sans cela, tout se perd dans le flux, y compris ce que la nuit apporte comme idées ou comme images.
La Vie des idées : Comment le jardin en mouvement évolue-t-il vers ce que vous appelez le « jardin planétaire » et, dans son prolongement, l’« École du Jardin planétaire » ?
Gilles Clément : Le jardin planétaire, c’est le territoire sur lequel, à l’échelle de la planète, on préserve la qualité des milieux biotiques importants : première sédentarisation alimentaire, enclos et paradis, brassage planétaire accéléré par vents, courants, humains. L’École du Jardin planétaire vise à transmettre pratiquement cette conscience vitale, prolongeant l’éthique du jardin en mouvement. Dans l’enseignement comme dans les jardins, ce qui compte, c’est de faire comprendre la complexité du vivant pour rendre les décideurs, les concepteurs et les aménageurs moins autoritaires. Lorsque ces derniers acceptent le dialogue avec les êtres vivants non humains, une forme de responsabilité s’installe et tout devient plus facile et plus heureux. L’interview, le cours, le livre sont pour moi des prolongements du jardin : d’autres manières de partager cette expérience de coopération avec le vivant qui ne se limite pas aux plantes, mais s’étend aux humains qui les regardent, les entretiennent, les habitent. Si cela peut aider quelques lecteurs, quelques étudiants, quelques jardiniers à renoncer à la domination pour entrer dans cette collaboration, alors le jardin en mouvement aura réellement changé quelque chose à notre manière de vivre avec notre environnement. par Laurent Aucher, le 2 juin 2026 Voir moins
Leçons du jardin en mouvement
laviedesidees.fr
Leçons du jardin en mouvement

Contre la domination technique qui uniformise les milieux, Gilles Clément appelle à l'humilité écologique : faire avec le vivant plutôt que le dominer. Dans son « jardin en mouvement », aléatoire et diversité révèlent notre interdépendance avec la terre. Gilles Clément, né en 1943 à A...

01/06/2026

Réussite scolaire et réussite humaine.
Bonheur de construire , Grandir et Réussir, EDUCATION
Stefan à lancé «le plus grand projet d'une Vie», «Sérendipiteur»
Un lieu d’apprentissage par la réussite de tous dans le respect des intelligences multiples.
Un lieu d’accueil, d’éducation, de vie et de partage pour grandir l'humain en humanité.
Mon ambition? "Porter chaque jour le combat de valeurs qui sont celles de FRANCEWEBASSO: le travail, l'effort, le mérite, la responsabilisation et la prise de risques. Toutes ces valeurs qui font des entrepreneurs, les bâtisseurs de la nation. Si je suis citoyen du Monde que l'on appelle la France, , je le suis au nom de ce qu'elle est d'abord pour moi en coeur et raison; un patrimoine de l'humanité.
Trésor historique. Sources d'inspiration pour l'humanité.
Une histoire de la pensée des siècles. Recueil de documents, conçu comme une l'histoire de l'humanité, Oeuvre monumentale destinée a dépeindre l'histoire et l'évolution de l'humanité. (collection 20To.). Messagers de paix et des gardiens de la mémoire par excellence. Ses sites sont des points de lumière sur terre. Histoire universelle transmise est aujourd’hui de toute actualité et représente une source d’inspiration pour les 350 millions dans le monde, tout comme pour les esprits curieux et assoiffés de spiritualité et de paix.
Ne fermez pas la porte.. Participez à la réussite de ce Projet.
"Nous devrions nous aider mutuellement à réussir et à prospérer ensemble".
Et si l'auteur, c'était vous ?
MERCI!
Stefan Raducanu, Président FRANCEWEB +33 685 362 075, [email protected]

31/05/2026

Sur les marchés où tout s’achète,
il n’y a pas de héros.
En 2021, le dramaturge Mike Bartlett a eu
une idée et, à l’instar de Thespis avant lui, a décidé que le meilleur
moyen était de montrer « l’avenir » au public. Il a écrit une pièce et, début
2022, je me suis retrouvé à l’Old Vic de Londres pour la découvrir. The
47th mettait en scène un Joe Biden mentalement instable qui supplie Kamala
Harris de se présenter à sa place. Harris devient la candidate désignée à
l’issue d’un processus chaotique, opaque et sans primaires, à seulement
trois mois du jour du scrutin, si t**divement que plusieurs États avaient déjà
imprimé (et parfois même envoyé) des bulletins de vote portant le nom de
Biden. Cinq ans plus t**d, si Bartlett avait eu la même clairvoyance concernant
les événements politiques très suivis d’aujourd’hui, il n’aurait peut-être
pas écrit une pièce, mais aurait plutôt parié sur le résultat. Les marchés
prédictifs ont connu une explosion en ligne, avec des volumes de paris qui
devraient dépasser les 300 milliards de dollars en 2026, sur des sujets allant
de la victoire des Boston Celtics face aux New York Knicks à la robe que Beyoncé
portera au Met Gala. Polymarket et ses concurrents (Kalshi, DexWin, Drift, etc.)
sont des marchés décentralisés qui permettent de placer et de régler de manière
anonyme des paris sur divers événements, qu’ils fassent ou non l’actualité.
Stimulé par la technologie et le marketing, l’imaginaire collectif s’est détourné
de l’art pour se consacrer à la recherche du profit. Kalshi et Polymarket
affichent actuellement des valorisations supérieures à 20 milliards de
dollars. L’essor actuel des marchés prédictifs reflète parfaitement le
climat de casino qui prédomine aujourd’hui sur Internet. Leurs mécanismes
pourraient également nous rapprocher du principal problème du web actuel :
celui d’un Internet qui envahit la vie réelle, où la sagesse collective définit
la réalité à l’avance, plutôt que de la prédire. Il existe d’autres
domaines où nous acceptons des relations contre-intuitives ou perturbantes
entre le futur et le présent (la loi de Parkinson en est un exemple classique),
mais les paris sont un cas particulier. L’histoire suggère que parier fait
partie de la nature humaine. Le rôle des paris dans notre société est
controversé, mais ancien. Au XVIIe siècle, les paris conclus sur les quais de
Rotterdam et de Londres quant à l’arrivée des navires à destination ont été
les précurseurs du marché actuel de la réassurance, qui pèse plusieurs
milliers de milliards de dollars. Avant cela, sur les grands marchés du monde
antique, au souk de Damas ou au bazar de Ray (aujourd’hui Téhéran), les gens
pariaient contre les coursiers de la Route de la soie sur la question de savoir
si les marchandises arriveraient avant d’être avariées, ce qui constituait
en substance le premier système d’assurance de la chaîne
d’approvisionnement. Les paris anonymes chez les bookmakers londoniens
existent depuis au moins deux siècles. Polymarket n’est donc ni un pionnier
ni un acteur unique dans ce domaine : son innovation est évolutive, et non révolutionnaire.
Jusqu’à présent, la plupart des critiques adressées aux marchés prédictifs
ont pris la forme d’attaques puritaines contre les jeux d’argent, d’une
crainte luddite de voir enfin émerger une utilisation courante de la
cryptomonnaie, ou encore d’attaques abstraites contre les profits
exceptionnels réalisés par des initiés. Si les premier et dernier de ces
trois arguments contiennent des éléments valables, aucun d’entre eux ne
constitue à lui seul un plaidoyer convaincant. Le véritable problème des
paris sur l’avenir, désormais sous forme numérique, est qu’ils interfèrent
avec l’avenir lui-même, voire qu’ils le déterminent. Les marchés prédictifs
et les paris sportifs en ligne connaissent une croissance fulgurante, les mises
devraient dépasser les 300 milliards de dollars en 2026. (Illustration : Pedro
Nekoi/Adobe Stock).
Mécanismes de marché, Toute activité de
marché peut être considérée comme un mélange de fréquence et d’ampleur.
Les paris à haute fréquence correspondent à des écarts faibles, où les avis
divergent légitimement et pour des questions qui suscitent un large débat au
sein du grand public (par exemple, qui remportera la Coupe du monde ?). Les
paris de niche, à forte amplitude et caractérisés par une grande asymétrie
d’information, sont le moteur de Polymarket et de Kalshi, et c’est là que
se trouvent les gains les plus importants. Si Polymarket s’est initialement
fait connaître en proposant un modèle sans frais pour gagner des parts de
marché, la plateforme prélève aujourd’hui des frais sur les paris placés
sur certains événements à fort volume (comme les matchs de basket-ball de la
NCAA) et applique des frais plus élevés (jusqu’à environ 1,5 %) lorsque le
marché est également favorable aux deux issues possibles (un pari à 50/50),
tandis qu’elle ne prélève que des frais très faibles lorsque le résultat
est jugé plus certain. Il s’agit d’un système « maker-taker » (seul le
preneur, c’est-à-dire la personne qui place le pari, paie des frais). Enfin,
Polymarket génère également des revenus grâce à ses actifs en USDC, car la
détention de token USDC offre cet avantage tant aux détenteurs individuels
qu’institutionnels (il est important de noter que le taux d’intérêt varie
selon les marchés et les bourses). La « fonctionnalité phare » de Polymarket
ne réside pas dans les cryptomonnaies ou l’infrastructure décentralisée qui
fait tant parler d’elle, mais plutôt dans la possibilité de participer de
manière anonyme à des paris à enjeux élevés sur des sujets de niche et des
événements inhabituels qui favorisent le délit d’initié. Il ne fait aucun
doute que les marchés prédictifs permettent des transactions soit 1) illégales,
ou 2) qui ne peuvent être monétisées sur les marchés boursiers traditionnels
(il est impossible de parier à la Bourse de New York sur le jour où le
directeur financier d’une entreprise annoncera son départ à la retraite,
mais ce directeur financier peut lui-même placer ce pari tout en étant certain
de le remporter). Le problème de l’anonymat en tant que fonctionnalité ne réside
pas dans la confidentialité qu’il offre, mais plutôt dans les comportements
qu’il encourage. Les normes sociales et le ressentiment collectif
dissuaderaient normalement de parier sur la mort ou la maladie d’une célébrité,
ou sur le nom d’une personne qui figurerait dans les archives de messagerie
d’un pédophile ; cependant, dans un espace anonyme, ces paris mal vus passent
du statut de transactions clandestines à celui d’événements télévisés.
« Le problème de ces nouveaux paris en
ligne.Les questions d’ordre moral sont plus controversées que celles
d’ordre juridique. Presque tout le monde s’accorde à dire que si, par
hypothèse, on avait su deux mois plus tôt que les attentats terroristes du 11
septembre 2001 étaient sur le point de se produire, il aurait été inapproprié
d’utiliser cette information pour vendre des actions de compagnies aériennes
à découvert. Cependant, nombreux sont ceux qui affirment que parier sur les célébrités
qui apparaissent dans les dossiers Epstein est un divertissement inoffensif. Où
se situe donc la frontière entre les deux ne sur l’avenir est qu’ils interfèrent
avec l’avenir lui-même, voire qu’ils le déterminent. » Dans le contexte
de l’intervention militaire américano-israélienne en Iran et au Liban,
certains experts estiment que des personnes disposant d’informations privilégiées
ont placé des paris gagnants. Si cela s’avère vrai, ces personnes auraient
vraisemblablement ignoré (ou du moins négligé) leur devoir de loyauté et mis
en péril leur poste, leur grade et leur habilitation de sécurité pour placer
des paris truqués. Dans le cadre des paris visant à deviner quels noms
figureraient dans les dossiers Epstein, les personnes les mieux placées pour
gagner de l’argent étaient celles qui savaient qu’elles y figureraient. Ou
encore celles qui étaient en contact régulier avec Epstein et savaient qui
serait mis en cause. Cela offre aux initiés déjà fortunés un moyen supplémentaire
de tirer profit de leurs informations. Sommes-nous prêts à faire de ces
trafiquants d’informations des acteurs clés de nos réseaux sociaux et
financiers ? Voulons-nous donner pouvoir et richesse à quelqu’un simplement
parce qu’il a accepté de violer le secret professionnel entre avocat et
client ou entre médecin et patient pour parier sur une rumeur croustillante
concernant une célébrité ? J’ai entendu des collègues libertariens-idéalistes
affirmer que « si tout le monde était sur Polymarket, on se rapprocherait
d’un marché où l’information serait parfaitement partagée ! » ou
affirmer que « lorsque des initiés orientent les marchés vers ce qui va réellement
se passer, ils peuvent, en théorie, transformer les marchés prédictifs en une
source d’informations en temps réel non filtrées ». Mais les partisans du
« marché comme source d’information » (qui prônent un monde coasien
imaginaire, riche en informations, dans lequel « tout le monde participerait
aux marchés ») oublient que si « tout le monde » participait réellement à
ces marchés et pariait sur « tout », cela réduirait à néant tout avantage
d’information et le résultat serait radicalement différent du marché
actuel, caractérisé par des cotes erronées et des gains fortuits aléatoires.
Dans un monde où « tout le monde participe aux marchés », il serait
impossible de gagner beaucoup d’argent en pariant sur la date de sortie de la
prochaine version de ChatGPT, car tous les collaborateurs d’OpenAI
quitteraient immédiatement la réunion pour placer des paris ; il serait
impossible de gagner beaucoup d’argent en pariant sur la participation ou non
d’un quarterback blessé, car toute personne disposant d’informations, y
compris le quarterback lui-même, participerait au marché, qui intégrerait ces
informations et afficherai presque instantanément les cotes exactes. Un tel
monde serait peut-être moins « amusant » et constituerait sans aucun doute un
environnement où la confiance fait défaut. Pour obtenir des informations
privilégiées, jusqu’où quelqu’un serait-il prêt à aller, même si les
gains potentiels n’étaient pas exceptionnels ? Parier sur les résultats des
élections est devenu monnaie courante sur les plateformes Polymarket et Kalshi.
(Illustration : Pedro Nekoi/Adobe Stock)
La nouvelle économie de l’attention

Ceux qui parient sur Polymarket ne donnent pas seulement leur argent à la plateforme : ils lui accordent aussi leur attention, ce qui est encore plus préoccupant.

Ma principale réalisation remonte à bien avant mes années d’enseignant : j’ai inventé le modèle de la « durée d’attention » à la fin des années 2000, que YouTube a adopté comme principal algorithme de classement des contenus en 2012 (et dont les dérivés régissent aujourd’hui la quasi-totalité des expériences utilisateur basées sur les flux).

À l’époque du « piège à clics », les plateformes mesuraient le succès au nombre de clics, une action facile et sans effort, un peu comme répondre à un sondage politique informel. La durée d’attention a changé la donne en mesurant le temps réel passé par un utilisateur sur une page, pénalisant ainsi les départs hâtifs (lorsque la vignette était attrayante mais que la vidéo s’avérait ennuyeuse). Il s’agit là d’un élément tout aussi important que le fait de parier son propre argent sur le résultat d’une élection plutôt que de simplement donner son avis sur le vainqueur. Que vous risquiez votre capital sur une prédiction Polymarket ou votre capacité d’attention limitée sur une vidéo, cet engagement concret oblige à une évaluation de la valeur bien plus honnête. Si vous n’êtes pas convaincu par la sagesse des foules selon Surowiecki, invitez ces mêmes foules au casino.

La durée d’attention illustre une notion pertinente dans ce contexte. On parle de « passer du temps » et de « perdre du temps », et ces expressions ne sont pas uniquement des métaphores : l’attention s’apparente à un investissement. Parier, voter (l’expression « vote inutile » a une connotation financière) et décider où l’on va passer (ou gaspiller ?) son temps sont des activités très similaires.

« L’attention maximale est atteinte lorsque l’utilisateur a le sentiment de pouvoir influencer, même légèrement, le résultat. »

Malgré nos idées reçues sur la capacité à jongler entre plusieurs tâches, les êtres humains ne peuvent en réalité concentrer leur attention que sur une seule vidéo, une seule chanson ou un seul texte à la fois. En choisissant de regarder une vidéo plutôt qu’une autre, vous reléguez de fait toutes les autres vidéos de la bibliothèque au second plan. Il s’agit là de la préférence la plus forte qu’une personne puisse exprimer, ce qui équivaut à allouer 100 % de son « portefeuille d’attention » à un seul élément. Cet investissement de notre attention n’est en aucun cas un acte ponctuel ; il s’agit d’un engagement continu et en temps réel. Chaque seconde supplémentaire qu’un spectateur passe devant l’écran équivaut à placer un micro-pari, dans l’espoir que le contenu actuel lui offrira plus de satisfaction que les alternatives quasi infinies qui l’attendent à portée d’un simple glissement de doigt ou d’un clic. Plus le temps passé est long, plus la confiance dans ce pari est grande. Les spectateurs ne se contentent pas de consommer passivement la seconde suivante d’une vidéo ou d’une chanson (ou d’un profil sur un site de rencontre, la liste est longue) ; ils renouvellent activement leurs paris, convaincus que la meilleure stratégie est de rester où ils sont. Une critique souvent entendue suggère que cette convergence entre le pari et la navigation est une activité froide et sans joie, qui réduit nos centres d’intérêt à de simples « investissements » et nous prive ainsi du plaisir inhérent à la découverte. Selon ce point de vue, la plupart des gens ne souhaitent pas réellement « faire bouger les choses » ni porter le fardeau d’avoir raison ; ils veulent simplement se divertir. Or, mes données issues de l’ère de la durée d’attention suggèrent exactement le contraire. J’ai constaté que le plus grand intérêt, l’immersion la plus « profonde », se produit lorsque l’utilisateur a le sentiment d’avoir une certaine emprise, aussi minime soit-elle, sur le résultat. Le frisson ne réside pas seulement dans le fait de regarder la roue tourner ; il réside dans la décision infinitésimale et récurrente de rester dans le jeu. Parier sur un résultat puis le voir se concrétiser ne gâche pas l’expérience ; cela offre la boucle de rétroaction ultime, transformant le spectateur en partie prenante.Celui qui a misé de l’argent sur un match ne se contente pas de le suivre avec plus d’attention, mais d’une manière fondamentalement différente. Si cela peut se comprendre dans le domaine du sport, il en va autrement en politique ou dans le cadre d’un conflit armé. Cette dynamique du parieur-participant reflète les mécanismes addictifs des marchés prédictifs. Comme pour tous les marchés en pleine évolution, il existe des produits dérivés. Ainsi, si vous ne savez pas quel pari placer sur un marché prédictif, vous pouvez vous connecter à votre compte Noise.xyz et parier sur la popularité de ces derniers ce mois-ci. Ce méta-pari (parier sur le pari) présente bon nombre des mêmes défauts que le marché sous-jacent, notamment le fait qu’une personne disposant des ressources suffisantes pourrait parier sur le volume du marché, puis créer ce volume. S’il existe une justification utilitaire concrète (plutôt que théorique) à l’existence de ces marchés prédictifs, c’est bien celle d’une forme d’assurance. Dans ce cas de figure, une personne parie sur un événement qu’elle redoute et, en contrepartie, est rémunérée si celui-ci se produit. Cela permet au marché de faire office de police d’assurance peu coûteuse et ciblée contre un résultat donné. Par exemple, un agriculteur pourrait parier sur de faibles précipitations dans une région donnée, et toucher ainsi une récompense qui compenserait en partie la perte de sa récolte. Cependant, il existe un moyen de s’assurer contre les principaux risques commerciaux. Cela s’appelle… l’assurance. Adam Smith a écrit qu’un gentleman aspire non seulement à être aimé, mais aussi à être « aimable », et par là, il entendait respecté, considéré comme honorable et perçu comme un bon allié dans notre aventure humaine commune. Ma principale objection est donc celle de Smith : que de tels paris soient autorisés ou interdits, de bon goût ou répugnants, dignes d’un gentleman ou d’un scélérat, n’est pas la question, car il n’y a pas lieu de se la poser ; des marchés tels que Polymarket rendent (et ont toujours rendu) le monde moins humain et moins aimable, et nous ne devrions pas être à ce point avides d’efficacité du marché au point de perdre toute envie d’humanité et d’aimabilité.
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Karl T. Muth
Karl T. Muth invented the “dwell time” framework (adopted by YouTube in 2012) and recently developed Muth’s Law, a key metric for anticipating AI model collapse (forthcoming in IP & Comp. L. J. (2026)). An expert on how new technologies impact markets and the rules that govern them, his research is frequently cited in SEC rulemaking. He has taught across five disciplines—including economics, law, and public policy—at Northwestern University and also sometimes teaches at his alma mater, the University of Chicago. He’s on X.

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