À 18 ans, lors de mon entrée à l'IUT de Toulon - La Garde, avec mon bac génie électronique (STI-F2) en poche, j'étais incapable de dire quel métier je souhaitais faire plus tard mais « indépendant, ça jamais ! ». Conscient qu'entre la théorie des cours et la réalité, il y a un gap; une fois mon cursus DUT Techniques de commercialisation fini, j'ai arrêté mes études pour occuper mes premiers emploi
s dans la vente et le commercial. Après mes emplois post-étudiant, j'ai décroché mon premier vrai job en tant que directeur de magasin chez Café Coton à Paris. J'ai par la suite été : chef de publicité, responsable des ventes et des partenariats, consultant marketing et commercial, superviseur des ventes, ... Toulon, Paris, Bandol, Saint-Tropez, Val d'Europe, Avignon, Marseille, ... dans le désordre. J'ai majoritairement fait dans la presse : d'abord grand public avec feu le magazine Nouveau Consommateur ou encore avec Les Petits Matins de Saint Tropez; puis immobilière avec le magazine gratuit Maisons et Appartements, mais aussi médicale pour DH Magazine; politique avec la Revue Politique et Parlementaire; ou encore professionnel avec Les Dossiers de l'Industriel. Vient mon dernier emploi, en tant que salarié, chez Manageo filiale du groupe Altarès et partenaire exclusif du réseau international Dun & Bradstreet (numéro 1 mondial de l’information économique B2B). J'y commercialisais des solutions de marketing digitales auprès des entreprises et accompagnais celles-ci dans leurs stratégies pour générer du lead sur différents canaux de communication à l'attention de cibles déterminées par des critères précis et un message adapté. Entreprise irréprochable, apprécié de mes collègues, objectifs mensuels toujours atteints, ... mais une saine remise en question m'a tout fait reconsidérer. Depuis mes études j'avais le nez dans le guidon et j'ai pris conscience que chaque mois, depuis des années, je courrais après du CA et ne servais qu'à cela. Je pensais que j'aidais les entreprises à se développer. Ce n'était pas totalement faux mais en réalité à minima, étant limité par les produits et les services de mes employeurs que je commercialisais. Cependant, j'aspirais à quelque chose de mieux pour moi mais je ne savais pas le définir. Alors, pour se réinventer rien de mieux que de voyager.
« Investir dans les voyages, c’est investir en soi-même. » – Matthew Karsten
Les États-Unis, les champions de l'entreprenariat avec l'idée que l'on peut prospérer par son travail, son courage et sa détermination, c'était parfait. Les américains m'ont énormément inspiré. Je me suis remis à l'anglais de manière intensive en suivant des cours auprès de l'Espace Langues du Greta de l'académie d'Aix-Marseille. Et à moi New-York, San Francisco et même Toronto au Canada !
À la suite de ces différents voyages, j'ai retenu qu'il n'est jamais trop tard pour faire ce que l'on a toujours voulu et que les seuls limites que l'on a, ce sont celles que l'on se met. Depuis tout jeune, j'étais passionné par la technologie, les ordinateurs, ... d'où mon bac génie électronique. J'avais toujours rêvé de savoir faire des sites internet. Autodidacte sans le savoir, j'ai lu et vu tout ce que je pouvais sur internet pour savoir faire des sites web. J'ai découvert le CMS Wordpress, puis très vite Joomla. Ce dernier est beaucoup plus professionnel et vraiment plus sécurisé. Joomla est utilisé par de grandes entreprises comme Peugeot, Danone ou Ikea et même par des institutions et des gouvernements. J'ai donc pris le temps de me spécialiser sur Joomla.
« Soyez autodidactes, n'attendez pas que la vie vous donne des leçons. » – Stanislaw Jerzy Lec
Au cours de ma carrière dans la presse et la publicité, j'ai toujours été impressionné par les graphistes en pensant que ce métier était inaccessible pour moi, que ma culture personnelle était insuffisante et par-dessus tout, je ne savais pas dessiner. C'était toujours dans un coin de ma tête, et en décidant d'aller voir sur internet, j'ai eu une révélation : j'ai découvert qu'il y avait autant de graphistes, que de chemins pour le devenir et qu'il n'était pas nécessaire de savoir dessiner. Après avoir suivi une formation de graphiste pendant une année, j'ai passé des épreuves sous la supervision d'un jury professionnel composé de graphistes et de directeurs artistiques. Je suis très heureux de vous annoncer que j'ai obtenu le Titre Professionnel Infographiste Metteur En Page (IMEP), inscrit au RNCP et délivré par le ministère du travail.
«Je tiens à remercier la région PACA et son dispositif PASS SUD FORMATION pour avoir financé ma formation et ma certification.»
Tony Boutemeur