04/09/2026
L’incertitude de la : l’ que tu négliges. Et si c’était ton dernier appel à la ?
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Louange à , le Tout , le Très Miséricordieux.
Qu’Allah couvre de Ses bénédictions et de Sa paix notre bien-aimé (PSL) ainsi que sa famille, ses nobles compagnons et tous ceux qui suivent sa voie jusqu’au Jour dernier.
Chaque jour, Allah nous offre 1 440 minutes dont nous gaspillons une grande partie dans des occupations futiles. Pourtant, l'appel à la prière (Adhan) ne réclame que 25 minutes au total par jour (environ 5 minutes par prière, 5 fois par jour), soit à peine 1,7 % de notre temps quotidien.
Cinq minutes, c’est le temps qu’on perd sans y penser, les yeux fixés sur un écran à regarder défiler des vies qui ne sont pas les nôtres, à errer sans but d’une application à l’autre pour chasser l’ennui sur notre smartphone, ou à attendre que la journée de travail se termine.
On a toujours du temps pour se distraire pour oublier le silence mais combien de fois avons-nous du mal à offrir quelques minutes à Celui qui nous a donné chaque minute de notre vie ?
Quand il s’agit de donner du temps à Celui qui nous a tout offert, ces quelques minutes deviennent lourdes. On repousse, on oublie, comme si on avait l’éternité devant nous.
Nous vivons parfois comme si demain nous appartenait, comme si notre prochain souffle était garanti, comme si nous avions signé un contrat avec le temps. Pourtant, chaque lever de soleil est un dépôt qu’Allah nous confie et chaque coucher de soleil emporte avec lui une partie de notre vie. Le temps n’est pas notre propriété. Chaque minute qui passe est une minute que nous ne récupérerons jamais.
Allah nous rappelle dans la sourate Al-Asr : « Par le Temps ! L’homme est certes en perdition, sauf ceux qui croient, accomplissent les bonnes œuvres, s’enjoignent mutuellement la vérité et s’enjoignent mutuellement la patience. » (Sourate Al-Asr, 103:1-3). Ces paroles devraient nous faire réfléchir car nous comptons souvent notre argent, nos biens, nos années, nos projets et nos réussites mais nous oublions de compter ce qui diminue réellement chaque jour : le temps qui nous reste.
Et puis viendra un jour que personne ne pourra repousser. Un jour où le téléphone cessera de vibrer, où les notifications resteront silencieuses, où les agendas se refermeront et où les messages resteront sans réponse. Les projets que nous pensions urgents n’auront plus aucune importance. Peut-être même, nos jambes, si solides aujourd’hui, ne nous permettront plus de nous lever pour rejoindre le tapis de prière. Ce jour-là, nous donnerions tout ce que nous possédons pour récupérer une seule minute de cette vie que nous avions parfois trouvée trop courte pour prier.
Quelle immense miséricorde, qu’Allah nous donne encore aujourd’hui la possibilité de nous prosterner. Cinq fois par jour, l’Adhan interrompt le vacarme du monde pour nous rappeler que nous ne sommes pas faits uniquement pour travailler, courir, consommer, accumuler et nous distraire.
L’Adhan n’est pas une interruption de notre vie mais une invitation à retrouver ce qui lui donne un sens, un rappel que derrière nos préoccupations quotidiennes existe une réalité infiniment plus grande que ce monde auquel nous consacrons toute notre énergie.
Le Prophète (PSL) nous a enseigné que le serviteur est au plus près de son Seigneur lorsqu’il est prosterné. Peut-être est-ce pour cela que tant de larmes trouvent, dans le silence du sujûd, la permission de couler. Dans cette position où l’être humain est le plus humble, le cœur peut déposer ce qu’il ne parvient plus à porter seul. Et Allah nous rappelle : « Certes, c’est par l’évocation d’Allah que les cœurs se tranquillisent. » (Sourate Ar-Rad, 13:28).
La prière ne fait pas disparaître toutes nos épreuves. Elle fait quelque chose de plus profond : elle nous donne la force de les traverser sans laisser nos épreuves nous éloigner d’Allah. Elle ne change pas toujours immédiatement les circonstances de notre vie mais elle peut changer notre manière de les porter. Elle remet de la lumière là où le monde accumule de la fatigue, elle apaise le cœur lorsque tout devient lourd et elle nous rappelle que même lorsque nous avons l’impression d’être seuls, nous ne sommes jamais seuls avec Allah.
Alors, lorsque le prochain Adhan retentira, ne le laissons pas se perdre dans le bruit d’une notification, d’un appel, d’une réunion ou d’une tâche qui peut attendre. Levons-nous, faisons nos ablutions et allons vers Celui qui nous appelle. Éloignons-nous quelques instants de ce monde qui nous sollicite sans cesse. Inclinons-nous et prosternons-nous. Allah ne nous demande pas toute notre journée. Il nous demande seulement quelques minutes pour revenir à Lui, retrouver notre paix et nous rappeler à Qui nous appartenons.
Un jour, nous réaliserons que les vingt-cinq minutes quotidiennes que nous négligions étaient les plus précieuses de notre vie car le véritable compte à rebours est celui de notre existence et non celui de l’Adhan. Et ce jour-là, il sera trop t**d. Les minutes qu'on trouvait trop longues pour l'essentiel se transformeront en un immense regret, quand on comprendra qu'on a tout dépensé pour le vide, sans jamais poser les yeux sur ce qui comptait vraiment.
Chaque minute nous rapproche du jour où nous retournerons vers Celui qui nous a donné la vie. Nul ne sait combien de temps il lui reste. Alors, tant que l’Adhan retentit, que nos jambes peuvent nous porter, que nos mains peuvent faire les ablutions et que notre front peut toucher le sol, ne remettons pas la prière à demain. Un jour, nous souhaiterons revenir pour nous prosterner une fois encore mais il n’y aura plus de « plus t**d ».
🤲 Qu’Allah nous accorde la constance dans ces vingt-cinq minutes, qu’Il les rende plus lourdes dans la balance que les 1 415 autres et qu’Il fasse de chacune de nos prosternations une lumière dans ce monde et dans l’autre.
Jummah Mubarak à toutes et à tous. 🕌🤲❤️
Elhadji Wack Ndiaye
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