11/06/2026
🎶 Rita Strohl a fréquenté le Conservatoire de Paris de septembre 1878 à juin 1884 ; l’établissement était alors situé dans le 9e arrondissement, entre les rues Richer, Bergère et du Faubourg Poissonnière
« L’hôtel des Menus-Plaisirs » datait de 1763 ; il vit se succéder l’École royale de chant et de déclamation, puis dès 1784, le Conservatoire de musique et de déclamation. La salle des concerts, inaugurée en 1811, avait une acoustique exceptionnelle.
Aujourd’hui, il abrite Le Conservatoire national supérieur d’art dramatique, tandis que le Conservatoire à rayonnement régional de Paris – Ida Rubinstein est depuis 1911 rue de Madrid.
🙄 Au conservatoire, on ne peut pas dire que Rita accomplit des merveilles ; là, déjà, elle décida de ce qu’elle avait envie de faire ou pas. Ses deux années en classe de solfège s’avèrent assez médiocres ; sa professeure, Mme Leblanc, se plaint de son manque de travail, tout en lui reconnaissant une « jolie organisation du travail » et qu’elle « fait très bien la dictée et les principes » ; mais objectivement, à lecture des bulletins d’appréciations semestriels, on ne découvre rien de bien ébouriffant.
Ses résultats dans la classe de piano de Félix Le Couppey sont plus notables, car dès le début, l’ancien professeur de Cécile Chaminade lui trouve des moyens, juge qu’elle « compose de très jolies choses » et la dit même « admirablement douée », avec un « tempérament d’artiste » en juin 1884.
Au contraire d’autres élèves comme Claude Debussy et Mel Bonis, Rita étudia la composition à l’extérieur, chez Adrien Barthe, qui ne réussit jamais à la faire accepter dans sa classe d’harmonie au conservatoire. Elle se rendait chaque dimanche matin au domicile de son professeur et pendant six années, explora l’harmonie, le contrepoint et la fugue.
Auprès de Barthe, Rita s’enhardit à composer ses véritables premières partitions.
📚 À la recherche de Rita Strohl, aux Editions L'Harmattan