18/05/2025
Le bleu et le rouge ne sont pas que des couleurs cousues sur un tissu : ce sont les veines et le sang de notre mémoire. Chaque 18 mai, le drapeau haïtien ne flotte pas seulement dans le vent, il palpite dans nos poitrines. Il nous rappelle d’où nous venons, ce que nous avons souffert, et surtout ce que nous avons le devoir de bâtir.
Sur cette image, un jeune homme tient une jeune femme dans ses bras. Mais en vérité, il porte bien plus : il porte l’Histoire. Il porte Haïti. Elle, fragile et silencieuse, incarne une nation meurtrie, mais vivante. Son corps semble plier, mais il ne cède pas. Parce qu’il y a une force plus grande que la douleur : celle de l’amour, de la solidarité, de l’engagement.
Le drapeau qui les enveloppe est bien plus qu’un symbole : c’est un cri, une promesse, une responsabilité. C’est l’héritage de Catherine Flon, de nos ancêtres valeureux, de nos combats pour l’identité, pour la liberté, pour la dignité.
Et en ce même 18 mai, nous célébrons l’Université. Ce lieu où le savoir doit devenir semence, où les esprits doivent s’ouvrir comme les ailes du palmiste. L’université haïtienne est appelée à être le cœur battant d’un peuple qui veut se relever. Elle doit former non seulement des diplômés, mais des bâtisseurs, des penseurs, des visionnaires.
À tous les jeunes de ce pays, à toutes celles et ceux qui doutent, qui tombent, qui luttent : n’oubliez jamais que vous portez Haïti autant qu’elle vous porte. Chaque geste d’amour, chaque mot de vérité, chaque pas vers l’excellence est une victoire sur l’oubli.
En ce 18 mai, je souhaite qu’Haïti se tienne fièrement debout dans chacun de ses fils et de ses filles. Que le drapeau ne soit pas seulement visible dans les rues, mais vivant dans les cœurs. Et que l’université devienne ce qu’elle doit être : un flambeau pour éclairer l’avenir d’un peuple debout.
le_patron
Assistant :
Stud