19/05/2026
Riiru liy dundu
Échos du Vivant
Riiru liy dundu invite une réflexion sensible sur la musique comme présence invisible traversant les corps, les espaces, les mémoires et le vécu. À travers la photographie et l’installation, l’exposition explore la manière dont le rythme habite le vivant bien au-delà du son lui-même. Ici, la musique n’est pas uniquement entendue : elle se ressent, traverse les gestes, les silences, les souffles et les paysages. Avant d’être divertissement ou performance, la musique fut et demeure une manière d’habiter le monde. Elle accompagne les corps dans le travail, la prière, l’exil, les rassemblements et les moments de solitude. Elle façonne les mémoires collectives autant qu’elle traverse les expériences intimes. Invisible, elle laisse pourtant des traces : une cadence dans un mouvement, une vibration dans un regard, une présence dans le silence.
Les œuvres réunies dans cette exposition prolongent cette idée de la musique comme force vivante et circulation intérieure. Avec « Xidma », Xelkom inscrit le rythme dans le geste du travail et dans l’esprit Baye Fall. Les chants collectifs deviennent ici des respirations communes, des formes d’élévation où l’effort se transforme en cadence spirituelle. La musique apparaît alors comme un rappel, une acceptation et une manière de se relier à quelque chose de plus grand que soi.
Cette traversée continue avec « Ngelaw » de Noreyni, où le vent devient langage sensible. Le souffle y transporte les idées, les intuitions et les mélodies invisibles qui traversent les êtres avant de disparaître ailleurs. Le vent joue ici une musique silencieuse, perceptible uniquement à celles et ceux capables d’habiter pleinement l’instant. La vibration devient alors fragile, mouvante et insaisissable.
Avec « Yeg-yeg », Diariatou propose une approche plus intérieure du rythme. Les images deviennent sensations, fragments émotionnels et mémoires sensibles.
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