26/01/2026
ETATS-UNIS: TRUMP MET LE CAMEROUN DANS L'EMBARCATIPON.
Les États-Unis ont décidé de tirer le frein à main migratoire pour le Cameroun. À compter du 21 janvier, le traitement des visas sera suspendu, sans calendrier clair de reprise, laissant de nombreux candidats au rêve américain face à une salle d’attente… sans guichet. La mesure vise en priorité les visas d’immigrants, synonymes de carte verte et d’installation durable, tout en éclaboussant au passage certains visas temporaires, à l’exception des diplomates, des urgences humanitaires et des cas jugés utiles à l’intérêt national américain.
Pour les ressortissants camerounais, cette annonce sonne comme un coup d’arrêt brutal aux projets de voyage, d’études ou d’émigration, dans l’attente d’une hypothétique réévaluation administrative. Le Cameroun rejoint ainsi la longue liste des 75 pays placés en quarantaine migratoire, aux côtés de plusieurs États d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine.
Cette décision s’inscrit dans la nouvelle offensive anti-immigration lancée par Donald Trump depuis son retour aux affaires. Selon le département d’État, il s’agit de mettre fin aux « abus » d’un système accusé de profiter à ceux qui, selon Washington, viendraient s’enrichir aux dépens du contribuable américain. Officiellement, le gel doit permettre de revoir les procédures afin d’empêcher l’entrée de personnes susceptibles de dépendre de l’aide sociale.
Parmi les pays concernés figurent notamment le Brésil, la Colombie, l’Égypte, Haïti, la Somalie, la Russie, la Côte d’Ivoire, la RDC et le Cameroun. Les visas d’immigrants liés à l’emploi sont touchés, tandis que les visas touristiques et étudiants restent, pour l’instant, épargnés — une bonne nouvelle pour les supporters attendus à la Coupe du monde.
Fidèle à sa ligne dure, Donald Trump assume sa volonté de réduire l’immigration non européenne, multipliant déclarations provocatrices et révocations massives de visas. Plus de 100 000 titres de séjour auraient déjà été annulés, pendant que des centaines de milliers de personnes sont expulsées ou quittent le territoire d’elles-mêmes. Le message est clair : l’Amérique se ferme, mais choisit soigneusement à qui elle entrouvre la porte.